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BendOver est né de la rencontre à la terrasse d’un bar-tabac de quartier entre Philippe et Joff en juin 2016.

Rencontre amicale qui débouchera sur une rencontre musicale quelques mois plus tard, lorsque Philippe exhumera quelques prods qui dormaient sur le disque dur de son ordi.

Joff, plus agé, influencé par la culture punk, très présente à Paris dans les années 80, retrouve l’esprit anarchiste et peu orthodoxe de cette culture dans les prods Hip-Hop expérimental teintées d’influence blues de Philippe. Ajoutez quelques bières, une touche de guitare minimaliste, et le processus d’écriture commence. L’enregistrement se fait dans la foulée « à la maison ».

Leurs textes se correspondent, évoquant pêle-mêle le Paris parano (Parinoïaque), la géopolitique (Peace, War again), la gentrification des quartiers populaires de Paris (No Bobo), les histoires d’amour à l’ère d’Internet (Dark Love), la nature humaine et son imperfection (Errare Humanum Est), le quotidien d’un SDF (City Ghosts), celui d’une parisienne célibataire (Urban Babe) ou encore celui d’un toxicomane (Urban Drug).

En l’espace d’un an et demi, ils enregistrent une trentaine de titres, plus ou moins aboutis, toujours avec le même plaisir, sans penser au reste.

Malheureusement, Joff, dont la voix évoque les litres d’alcool et la fumée accumulés depuis 35 ans, mourra quelques mois plus tard d’un arrêt cardiaque, en avril 2019, à peine âgé de cinquante ans.

En fin d’année 2019, Philippe décide de rendre hommage à son ami et à leur travail commun en préparant le lancement d’un album de 21 de leurs morceaux pour le début de l’année 2020.

À peine né, « BendOver is Over » comme l’évoque le jeu de mots « band over » , à l’origine du nom du groupe BendOver, trouvé par Joff. Intuition tristement prémonitoire que cette rencontre serait aussi fulgurante qu’écourtée.

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